NIGERIA | UN AN DE BUHARI : ACCALMIE SECURITAIRE ET MOROSITE ECONOMIQUE

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Ce 29 mai, cela fait un an que Muhammadu Buhari est arrivé au pouvoir au Nigeria, alors que le pays est touché de plein fouet par la chute du prix du pétrole, une croissance en berne et une inflation galopante. Radiographie d’une année passée entre deux feux croisés : défis sécuritaires et conjoncture économique.

Sur le front de la lutte contre la secte islamiste Boko Haram, son principal cheval de bataille, les succès engrangés son phénoménaux : d’au moins 14 localités sous la coupe de l’organisation d’Abubakar Shekau en mai 2015 à zéro localité où flotte encore le drapeau noire du califat de l’organisation Etat Islamique en Afrique de l’Ouest aujourd’hui.

En décembre 2015 déjà, Muhammadu Buhari déclarait que: « Boko Haram avait été annihilé militairement ».

Mais ce n’est qu’une bataille de gagnée, car le plus grand contingent des lycéennes de Chikok est toujours aux mains des leurs ravisseurs, même si la libération très médiatisée de l’une d’entre elle, reçue par le Président himself, redonne des raisons d’espérer aux militants de #BringBackOurGirls.

Si le général Buhari a su remettre ses troupes en ordre de bataille sur le front sécuritaire, la guerre sur le front économique parait très mal engagée. La chute des cours mondiaux du brut a fait fondre les recettes pétrolières comme neige au soleil et les 170 millions de Nigérians se voient obliger de serrer leurs ceintures. Le gouvernement a dû augmenter le prix des carburants à la pompe pour tenter de sauver les meubles. Des mesures drastiques qui ne vont pas sans tensions sociales. L’incertitude gagne le géant au pied d’argile nigérian, première économie du continent qui se voit obliger de composer avec des indicateurs macroéconomiques dans le rouge et une récession qui s’installe.

Autre défi de taille, surgit des méandres de l’histoire tumultueuse du Nigéria,  l’insécurité palpable dans la riche région pétrolière du Delta du Niger, du fait des sabotages des Avengers, un groupe armé qui revendique un meilleur partage des richesses de l’or noir dont le Nigeria en est le premier producteur africain.

Conséquence des actions de sabotage des Avengers contre les infrastructures pétrolières, la production journalière qui était de 2,2 millions a chuté à 1,4 million de barils, son plus bas niveau depuis les années 1990.

Bref, un bilan en demi-teinte, d’une année passée dans le feu de l’action pour un président dont la cote de popularité est en baisse selon les analystes.

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