BRESIL | LE PARTI CENTRISTE DU PMDB QUITTE LE NAVIRE GOUVERNEMENTAL

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Le cercle des derniers soutiens de Dilma Rousseff se réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure que le couperet de la procédure d’impeachment se rapproche de la tête de la présidente brésilienne. Avec le retrait du grand parti centriste PMDB de la coalition gouvernementale,  la présidente de gauche Dilma Rousseff vient de perdre un soutien de poids. Un divorce officialisé mardi par acclamation en faveur d’une sortie de la coalition de la présidente de gauche Dilma Rousseff, sous la menace chaque jour plus précise d’une destitution.

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Romero Juca, vice-président du PMDB

« A partir d’aujourd’hui, dans cette réunion historique pour le PMDB, le PMDB se retire de la base du gouvernement de la présidente Dilma Rousseff »

Avec ce divorce de dernière minute, la direction nationale du parti du vice-président Michel Temer, entend se positionner comme une alternative dans l’éventualité de plus en plus probable d’une destitution de la présidente de gauche.

Ce retrait pourrait bien être le coup de grâce porté au pouvoir de Dilma Rousseff, très affaiblie par l’embrasement de la crise politique brésilienne au mois de mars, envenimée par le scandale de corruption Petrobras.

De leur côté, les partisans de Dilma Rousseff ne jettent pas l’éponge. Lors d’un rassemblement tenu à Rio de Janeiro devant la gare centrale et devant le palais militaire de Duque de Caxias, ils ont dénoncé un coup d’Etat.

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Sueli Nascimento, documentariste

« Ce qu’il se passe est un coup d’Etat de la part du système judiciaire, d’Eduardo Cunha, conduit par Michel Temer (vice-président, ndlr) les deux du PMDB et en collusion total avec le PSDB (opposition, ndlr). Ce sont eux les plus grands voleurs et ce sont eux qui devraient être poursuivis pour ce qu’ils ont fait. »

Première force parlementaire avec 69 députés sur 513 et 18 sénateurs sur 81, le parti centriste du PMDB était le principal allié du Parti des travailleurs au sein de la coalition au pouvoir, depuis 2004.

En cas de destitution de Dilma Roussef, c’est le patron du parti centriste, Michel Temer, 75 ans, homme d’appareil discret, pourrait bien succéder rapidement à une Dilma Rousseff, de plus en plus isolée à l’approche d’un vote des députés sur sa destitution attendu mi-avril.

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