SENEGAL | DEBUT DE LA CAMPAGNE POUR LE REFERENDUM DU 20 MARS

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Distribution de tracts au marché de la Médina à Dakar pour ce début de campagne pour le référendum du 20 mars. Depuis samedi, ces partisans du « oui » sont  à l’abordage des dakarois pour vanter les vertus du projet porté par le président Macky Sall. Mais le temps presse, car ils n’ont que sept jours chrono pour convaincre les électeurs potentiels de plébisciter le projet de révision constitutionnelle en quinze points. Un projet qui suscite un levé de boucliers de la part de la classe politique de l’opposition et de la société civile qui fustigent la volte-face du président Macky Sall.

Blaise Ndiaye, militant du parti présidentiel (APR) :

« Je pense que c’est un faux débat pour pourrissement. Et c’est ce que nous devons faire, en contrepartie pour leur répondre. Et d’ailleurs, ça nous amène à la question de leur demander: ‘eux, qu’est-ce qu’ils proposent, le « non »?' »

Ibrahima Gueye, client du marché de la Médina:

«S’ils veulent sanctionner Macky Sall c’est vers les élections présidentielles ou législatives, c’est là qu’ils doivent sanctionner Macky Sall. Mais pas avec le référendum. Le référendum c’est l’intérêt du Sénégal, l’intérêt de nous, citoyens. C’est pourquoi nous devons voter « oui ». Parce que les points là ça nous arrange, les 15 points ça nous arrange. C’est pas pour Macky Sall. C’est pour nous et les générations futures. »

Le plus dur pour les partisans du « oui » sera de soulever l’enthousiasme des indécis comme cet habitant du quartier de la Médina.

Momar Samb, habitant du quartier de la Médina :

« La majorité des Sénégalais ne savent pas, ignorent les 15 points que le président…veut réformer. La seconde chose c’est que peut-être ceux qui disent « non », ils disent, la majorité peut-être, pour moi, la majorité disent « non » pour s’opposer uniquement. Moi je vois pas l’utilité de voter « oui » ou de voter « non ». »

En face, les mouvements citoyens comme « Yen a marre » font campagne pour le  « non » et caresse l’ambition de transformer ce scrutin en référendum contre le chef de l’Etat d’être, accusé d’être revenu sur un engagement pris lors de sa campagne présidentielle en 2012, au cours de laquelle il l’avait emporté sur le sortant Abdoulaye Wade (2000-2012). Quelque 20.000 militaires votent déjà par anticipation samedi et dimanche à travers le pays pour un scrutin dont l’issue s’annonce très explosive et indécise.

 

 

 

 

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