COTE D’IVOIRE | BOMBARDEMENT DE BOUAKE : UNE NOUVELLE PIECE DU PUZZLE INCRIMINE 3 EX-MINISTRES FRANCAIS

Ce nouveau rebondissement pourrait jeter un nouvel éclairage sur le scénario de la crise ivoirienne et particulièrement l’épisode du bombardement de la base militaire française de Bouaké le 6 novembre 2004. Selon une information révélée par des médias français, la juge d’instruction Sabine Keiris chargée de l’enquête depuis 2012, demande le renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) de trois anciens ministres de Jacques Chirac soupçonnés d’entrave à l’enquête, et selon la magistrate d’avoir délibérément agi pour soustraire à la justice les mercenaires biélorusses qui pilotaient le Soukhoï qui a provoqué la mort de neuf soldats français et d’un humanitaire américain. Les ministres concernés sont Michèle Alliot-Marie (alors ministre de la Défense), Dominique de Villepin (ex-ministre de l’Intérieur), et Michel Barnier (chef de la Diplomatie), à l’époque des faits.

Pour rappel, le 6 novembre 2004, la Côte d’Ivoire est alors coupée en deux : le Sud, contrôlé par Laurent Gbagbo, et le Nord, aux mains des rebelles des Forces nouvelles.

Deux avions Soukhoï, récemment achetés par la Côte d’Ivoire malgré un embargo des Nations unies et pilotés par des Biélorusses, avec des copilotes ivoiriens, attaquent un camp de soldats français de la force Licorne, déployée de part et d’autre de la ligne de démarcation Nord-Sud.

La riposte de l’armée française ne fera pas attendre… En représailles, la flotte ivoirienne est complètement détruite et la France accuse Laurent Gbagbo d’être le commanditaire de l’opération.

Quelques jours plus tard, les pilotes sont arrêtés à la frontière togolo-ghanéenne, puis finalement relâchés.

Pour Laurent MATTEI auteur d’un livre « Laurent Gbagbo, pour la vérité et la justice » interrogé sur Tv5 Monde, cette évolution de l’affaire accrédite l’hypothèse d’une bavure française et disculpe Laurent Gbagbo.

Tout compte fait, la juge d’instruction Sabine Kheris qui n’est pas à son premier coup d’éclat, n’entend pas lâcher l’affaire. En décembre dernier, la magistrate a émis un mandat d’amener contre Guillaume Soro, lors de son séjour à Paris durant la COP21, dans l’affaire l’opposant à Michel Gbagbo.

Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier risquent jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

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