OUGANDA | PRESIDENTIELLE : LE TRIOMPHE DE LA GERONTOCRATIE

Le 18 février prochain les ougandais seront appelés aux urnes. A l’approche du scrutin, les rues de Kampala sont couvertes d’affiches à l’effigie des différents candidats.

Le principal enjeu de scrutin est de savoir si Yuweri Musevini, après trente ans à tête de ce pays oublié d’Afrique va se succéder à lui-même ou pas. Après 30 ans de règne sur pays un pays défiguré par des inégalités de plus en plus criardes, les ougandais n’aspirent qu’à une chose: le changement!

C’est l’aspiration de Kasakka, il est conducteur de boda boda à Kampala:

 « Il est temps de changer, 30 ans ça suffit, nous avons besoin de changement parce que tout a besoin de changer, tout le monde a besoin de changement. »

 Enock, vendeur de meubles, exprime le même désir de changement

 « Museveni est fatigué, c’est un vieil homme. Maintenant nous voulons que des gens qui ne soient pas des soldats nous dirigent. »

Sept candidats sont en lice faca au sortant et archifavori Muséveni dans cette course électorale à l’issue connue d’avance. Yoweri Museveni qui est au pouvoir depuis 1986 est bien parti pour se succéder à lui-même.

Malgré l’usure du temps, Musevi conserve une solide base de supporters, et même dans la jeunesse il n’est pas rare de rencontré de jeunes étudiants pro-Muséveni comme Nabukaluteddy qui préfère faire confiance à l’expérience.

Nabukaluteddy, étudiante

 « C’est mieux de vivre avec un diable qu’on connait qu’avec un ange qu’on a juste aperçu parce que maintenant j’attends beaucoup de notre président. Quand vous regardez autour de Kampala les choses changent, parce que j’ai grandi sous le régime de notre président et je vois que tous les jours nous avançons de plus en plus. Je pense que dans 10 ou 5 ans Kampala ressemblera à Chicago, à la Californie ou alors à n’importe quelle autre ville du monde comme Londres. »

A l’approche du scrutin, la pression est monté d’un cran sur la presselibre en Ouganda. Le 20 janvier dernier la radio Endigyito FM a été fermée 2 jours durant après la diffusion d’une interview d’un candidat de l’opposition.

Cependant le pouvoir dit l’avoir fait  en raison du non-paiement de frais de licences d’environ 11.000 dollars. Officiellement, le pouvoir a accusé la radio de non-paiement de frais de licences d’environ 11.000 dollars.

Selon le Réseau ougandais des droits de l’Homme pour les journalistes, 40 journalistes ont été arrêtés ou molestés, empêchés de couvrir des évènements ou ont été licenciés après avoir parlé à des opposants au cours de l’année dans le pays.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s