SYRIE | APRES PARIS ET WASHINGTON, LONDRES ET BERLIN PRÊTS A FRAPPER L’E.I.

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Sauf surprise, David Cameron devrait obtenir le feu vert de la Chambre des Communes ce mercredi pour mener des frappes en Syrie contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Le Premier ministre britannique, sûr de disposer d’une majorité suffisante en faveur d’une intervention en Syrie, espère disposer d’une fenêtre de tir assez large pour faire passer le vote après avoir essuyé un échec sur cette même proposition en août 2013.

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David Cameron, Premier ministre britannique :

« La question présentée aujourd’hui au parlement porte sur comment maintenir la sécurité du peuple britannique face à la menace de l’EI. Et Mr le Président (de l’Assemblée), laissez-moi être clair : la question n’est pas de savoir si oui ou non nous voulons combattre le terrorisme mais quelle est la meilleure façon de le faire. Je comprends que des gouvernements de tous partis politiques dans ce pays aient dû combattre le terrorisme et aient eu le peuple à leurs côtés. Et je comprends les gens qui ont un avis différent de celui du gouvernement, de celui que je vais présenter aujourd’hui, et qui voteront en fonction. »

L’opposition à la politique interventionniste de David Cameron, c’est du côté de la rue qu’elle se mobilise. Des manifestants pacifistes ont défilé mardi après-midi près du Parlement de Westminster, puis aux abords des sièges des partis conservateur et travailliste.

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Lindsey German, organisatrice du rassemblement de Stop The War Coalition :

« En ce moment la Syrie est bombardée par les Etats-Unis, la Russie et la France. Ce sont trois des plus grandes puissances militaires au monde. Il me semble que cela n’a rien fait pour arrêter l’Etat Islamique. L’Etat Islamique, de l’aveu même des américains, est aussi grand qu’il ne l’était avant le début des frappes. Il me semble que cela n’arrête pas le terrorisme, les gens ne se sentent pas plus en sécurité. Nous devons chercher d’autres moyens de combattre l’Etat Islamique. »

 

Outre-Atlantique, le temps n’est pas non plus au pacifisme. Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter a dû annoncer mardi sous la pression des parlementaires républicains, le déploiement de forces spéciales supplémentaires en Irak. Prenant le contre-pied de l’engagement de Barack Obama, qui a toujours répété qu’il ne voulait plus de soldats sur le terrain. Actuellement 3 500 conseillers militaires et formateurs américains sont déployés en Irak. L’opposition républicaine réclame bien plus d’hommes sur le terrain et souhaite que l’administration Obama arme les Kurdes.

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Ashton Carter, secrétaire américain à la Défense :

« En coordination le gouvernement irakien, nous sommes en train de déployer une unité spécialisée des forces  spéciales pour aider les forces irakiennes et kurdes peshmergas. Ces forces spéciales seront à terme capables de conduire des raids, libérer des otages, obtenir du renseignement et capturer des responsables du groupe Etat islamique. Elle sera également en position de conduire des opérations unilatérales. »

En Allemagne également, le Bundestag sera sollicité à se prononcer sur la décision prise mardi par le Conseil des ministres allemand de mobiliser “Jusqu‘à 1200 soldats allemands” en soutien à la coalition internationale. L’Allemagne prévoit également l’envoi d’avions de reconnaissance Tornado, d’appareils de ravitaillement et d’une frégate en soutien au porte-avion français Charles de Gaulle.

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Angela Merkel, chancelière allemande :

« Nous faisons parti, depuis 2014, de l’alliance militaire contre l’EI. Jusqu’ici, nous nous sommes concentrés sur ce combat contre l’EI en Irak, en formant des soldats, mais aussi en livrant des armes.

Nous élargissons cette participation à l’alliance actuelle contre l’EI, mais cette fois-ci en Syrie. Et nous discutons en ce moment de cet élargissement, sous la forme d’un mandat, pour une action militaire. »

 

Pendant ce temps, le ministère français de la défense, a annoncé que des chasseurs français ont participé lundi en Irak à un raid de la coalition internationale qui a permis de détruire un site industriel utilisé par le groupe Etat islamique (EI) pour « le stockage d’explosifs et l’assemblage à grande échelle d’engins explosifs ».

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La France a intensifié considérablement ses frappes en Syrie et en Irak, depuis les attentats du 13 novembre à Paris revendiqués par l’EI.

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