Le régime de Faure serait-il en train de perdre le Nord?

558569_231388473633599_559800080_nAdieu à la France amie de papa ! Il semble déjà loin le temps où Paris fermait les yeux sur les incartades du régime de Lomé. Désormais Faure va devoir faire avec un régime socialiste français moins accommodant.

Consécutivement à la sortie médiatique du PS, l’UNIR a aussitôt dénoncer une immixtion « dans des affaires judiciaires en cours d’instruction au Togo à travers des prises de position hasardeuses » fustige un «parti pris aveugle ou la méconnaissance totale des réalités togolaises » a relevé le Premier Vice-président de l’UNIR, Georges Kwawu AIDAM. Signe que l’alternance politique française a laissé des séquelles dans la politique franco-africaine de Paris. Fini la complaisance et le silence coupable, désormais en France, c’est la gauche qui est au pouvoir. Le Parti Socialiste qui comme l’ANC fait partie de l’Internationale se sent solidaire de la lutte des démocrates togolais. Jean Christophe Cambadélis a même mis les pieds dans le plat : « Il me paraît difficile de penser que des opposants politiques ont mis le feu dans deux marchés pour faire valoir leur opposition à la politique gouvernementale, je suis plutôt sceptique ». Suscitant lyre du régime de Faure parce Cambadélis épingle le pouvoir de Lomé pour mauvaise foi : « On ne fait pas un dialogue censé être inclusif en arrêtant ses opposants ». Pour l’UNIR , le PS français se trompe dangereusement de cible quand il « appelle les autorités togolaises à permettre la relance d’un dialogue politique sincère et inclusif », alors qu’il est connu de tous les observateurs avisés de la vie politique togolaise, que les difficultés qui ont émaillé le processus de dialogue sont le fait des formations politiques dites radicales qui par pure tactique politicienne et au péril de l’intérêt national, ont opté pour les marches, les manifestations de rue et d’autres formes de lutte, en lieu et place d’un dialogue serein et constructif», souligne dans ce communiqué le Bureau politique du parti.
Les cadrans ont visiblement bougé en France et l’opposition togolaise trouve enfin des interlocuteurs réceptifs dans ce pays qui pendant les 50 dernières années a délibérément porté à bout de bras le régime des Gnassingbé. Beaucoup y voit l’empreinte d’une politique de gauche impulsée par le lobbying de Kofi Yamgnane notamment. Quant à l’opposition togolaise, elle savoure cette position du PS comme une demi-victoire. Pour Cambadélis, le Président de la République française n’a rien à avoir dans cette sortie médiatique : « Nous ne sommes pas comme cela, nous ne sommes pas dans un régime où le parti au pouvoir est à ce point inféodé. Le Parti socialiste dit ce qu’il pense sur le sujet, et le président de la République dira au président Gnassingbé ce qu’il estime juste de lui dire ». Prochaine étape pour l’opposition togolais s’assurer du soutien de François Hollande. Mais pour cela ce n’est pas encore demain la veille.

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